France-Slovénie : une classe d’écart
Les Bleus ont largement dominé la Slovénie à l’Accor Arena (92-67) pour creuser un peu plus l’écart en tête de leur groupe et faire un grand pas vers la Coupe du Monde 2027.
Une tornade spectaculaire s’est abattue sur la capitale à quelques minutes du coup d’envoi. Mais dans la chaleur d’une salle pleine à craquer (15 831 spectateurs), c’est la Slovénie qui a pris la foudre dès les premières minutes. 16-5 en 300 secondes et une collection de dunks en très haute altitude. Si le mot d’ordre était de gagner et de faire le spectacle, il aura été respecté à la lettre. Et en premier lieu par celui que tout Paris attendait. A 22 ans, Victor Wembanyama déchaîne les passions et n’a pas déçu ses admirateurs. Ses 10 points et 3 rebonds dans le premier quart-temps ont donné le ton et les Slovènes n’ont jamais fait illusion.
Surclassés physiquement, dominés dans les duels, frustrés par l’agressivité défensive tricolore, leur calvaire a été interminable. S’ils espéraient défoncer la porte de l’Accor Arena et prendre les Bleus par surprise, leur rêve d’un exploit n’a pas survécu à une cruelle réalité. La Slovénie sans Luka Doncic ne boxe pas dans la même catégorie que les médaillés d’argent olympiques. Le deuxième quart-temps à peine entamé, l’écart avait déjà atteint les 20 longueurs (37-17). Frédéric Fauthoux en profitait pour reproduire l’expérimentation Wembanyama-Gobert. Une association efficace défensivement mais qui marquait le début d’un moment de flottement relativement logique dans un match marqué par une telle domination.
Le risque, le staff technique l’avait noté, résidait dans une poussée de fièvre slovène au-delà de la ligne à trois-points. Avec un terrible 3/19 à la mi-temps, le principal danger était écarté. Les hommes l’Aleksander Sekulic n’avaient quoi qu’il arrive aucune autre option en stock. Une action résumait leur impuissance lorsque son meneur Aleksej Nikolic s’approchait du cercle avant d’être giflé par Wembanyama sur sa tentative de tir mi-distance. Le pivot des Spurs régnait sur une rencontre totalement sous contrôle (73-42).
La suite tenait de la simple formalité. Un entraînement amélioré pour poursuivre la construction d'un collectif qui aspire à bien plus qu'une qualification à la Coupe du Monde. Dans toutes les langues, les Bleus sont annoncés parmi les favoris au titre mondial. Ils ont fait de l'été 2026 un passage obligé pour trouver alchimie et équilibre. Pour l'heure, avec trois succès en trois matches de qualification, leur place de route est parfaitement respecté.
La Finlande, surprise à domicile par la Suède, la France compte déjà deux victoires d’avance sur son plus proche poursuivant avant de prendre l’avion pour Stockholm. Une soirée parfaite.