Preview France-Serbie : deuxième round
72 heures après sa défaite à Belgrade, l’Équipe de France retrouve le même adversaire dimanche à 18h à Orléans (en direct sur La Chaîne L’Équipe), dans une CO’Met pleine à craquer, avec la volonté de corriger certaines scories de son jeu.
Evan Fournier, dans son style toujours direct, a parfaitement résumé la double confrontation France-Serbie de la semaine : "Ce genre de match après trois jours d’entraînement il y a forcément beaucoup à travailler. La découverte des joueurs entre eux, des systèmes… c’est un match, il y a un petit enjeu, du monde mais ça reste un entraînement." Son entraîneur, Frédéric Fauthoux a quasiment employé les mêmes termes quelques minutes plus tard, précisant, "n’oublions pas que l’objectif principal de cette fenêtre est de battre la Slovénie et la Suède." La qualification pour la Coupe du Monde 2027 se jouera en effet jeudi et dimanche prochain, mais en attendant, les Bleus auront le désir de faire un pas en avant quant à leur avancement collectif par rapport à la défaite concédée à Belgrade.
Le staff technique, à grands renforts de séances vidéos, a donc fixé quelques caps. Défensivement bien évidemment, les 90 points encaissés n’étant pas dans les standards recherchés par l’Équipe de France. Et offensivement, où le déficit de réussite de loin n’a pas été la seule faiblesse de la soirée belgradoise : "Nous avons été trop approximatifs, avec beaucoup de ballons perdus qui ont généré trop de points faciles aux Serbes", note Frédéric Fauthoux. "Nous n’étions pas très bien organisés sur les mises en place offensives. On est obligés de rectifier vite."
Pour se rapprocher de la configuration des deux futures rencontres de qualification, la France évoluera à 12 à Orléans. Mais avec un simple entraînement dans les jambes entre le premier et le deuxième round, les possibilités d’ajustement sont limitées. "Concentration, détermination, résilience et ensuite il y a des principes plus techniques", a indiqué Rudy Gobert à propos des changements à apporter pour renouer avec le succès.
Pour ces Bleus au profil en constante évolution, l’exercice n’est pas sans difficulté. "J’utilise souvent l’image du puzzle", développe Frédéric Fauthoux. "La moitié de l’équipe n’est pas là par rapport à la précédente fenêtre. On construit en espérant qu’un jour, lorsqu’on aura tout ce petit monde ensemble, on parviendra à connecter les pièces."