En attendant Victor Wembanyama, l’Équipe de France a rappelé que lorsqu’elle propose une intensité de tous les instants comme face à la Finlande, elle peut nourrir les plus grandes ambitions.

mercredi 8 juillet 2026 à 14:22 par Julien Guérineau

L’Équipe de France a vécu une fenêtre FIBA idéale en juillet. Deux victoires. Un noyau dur de joueurs attendus comme des éléments majeurs des prochaines compétitions internationales. Un point-average repris sur son principal adversaire pour la qualification à la Coupe du Monde. Et un groupe G, avec lequel elle va croiser, où toutes les équipes présentent un bilan de 3 victoires et 3 défaites. Avant de débuter la deuxième phase, fin août, les Bleus disposent donc d’un confortable matelas de sécurité. Et s’ils avaient le bon goût de finir le travail le 27 août à Paris (contre la Slovénie) puis le 30 août en Suède, leur présence au Qatar relèverait sans doute de la simple formalité alors que quatre rencontres resteront à disputer en novembre 2026 puis février 2027.

Les sourires étaient ainsi nombreux au Palais des Sports de Pau, après que la Finlande a été éparpillée aux quatre coins du parquet, incapable de répondre à l’intensité et au talent tricolores. "C’était une très belle soirée dans tous les sens du terme", s’est félicité Frédéric Fauthoux, heureux de "l’état d’esprit dégagé" et qui notait "qu’on a bien vu qu’on voulait imposer notre rythme, notre défense, notre basket et on ne l’a pas lâché pendant 40 minutes." Le rendu est peut-être le plus abouti depuis sa prise de fonction quelques semaines après les Jeux Olympiques 2024 et une pierre de plus dans la construction d’un collectif qui aspire aux sommets. "Notre objectif est d’être la meilleure défense du monde mais on voudra aussi très bien jouer au basket", poursuit le coach. "On a la responsabilité de plaire… Depuis un petit moment on reconstruit une équipe après le départ de cadres il y a deux ans. J’espère maintenant voir Victor Wembanyama pour stabiliser les choses avec lui."

Le pivot des Spurs est attendu en août pour trouver des automatismes avec des joueurs qu’il a très peu fréquentés. Quatre éléments seulement présents en juillet étaient de l’aventure olympique il y a deux ans. Depuis, de nouveaux talents ont émergé et l’intégration d’un alien ne peut se faire en un claquement de doigt. La deuxième fenêtre estivale est une occasion en or d’y parvenir. "Contre la Finlande on a vu de la fluidité dans le jeu. On a trouvé des joueurs qui ont pu très bien s’exprimer", se réjouissait Frédéric Fauthoux lundi soir. "Il y a encore un petit manque d’adresse mais qui va venir avec l’habitude de jouer ensemble. Tous veulent faire partie de cette équipe et parfois il y a un peu de pression sur les tirs." Le standing des absents forfaits pour juillet (Evan Fournier, Frank Ntilikina, Alexandre Sarr) ou celui d’autres membres du Team France Basket (Nolan Traore, Mathias Lessort, Isaïa Cordinier, Théo Maledon, Ousmane Dieng, Noah Penda…) donnent une petite idée du potentiel d’une équipe les yeux rivés vers la Coupe du Monde 2027 au Qatar et les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.