Largement supérieure à la Hongrie, l’Équipe de France a mené ce deuxième acte de bout en bout pour s'offrir une victoire facile au Mans (98-79).

dimanche 1 mars 2026 à 19:37 par Julien Guérineau

La mission était claire avant la fenêtre de février. Deux victoires pour reprendre la tête du groupe et ne pas s’offrir quelques maux d’estomac en attendant l’été et les quatre matches de qualification à la Coupe du Monde qui attendent l’Équipe de France, début juillet et fin août. La Hongrie et sa 47e place au classement mondial de la FIBA ne devaient pas constituer un obstacle majeur. Mais ses deux succès de novembre appelaient à la prudence et le scenario de vendredi soir l’avait confirmé.

La tendance à abandonner des balles trop généreusement, préoccupation centrale du staff technique, n’avait d’ailleurs pas disparu lors des deux nuits depuis la délicate victoire de Szombathely. Les Bleus en ont cette fois lâché cinq en cinq minutes au Mans. Mais ils en ont volé presque autant de l’autre côté du terrain et leur remarquable adresse, couplée à leur intensité défensive ont très rapidement mis les Hongrois au supplice. Ces derniers étaient passés près de l’exploit à domicile, ils ont pris l’eau sous les assauts conjugués d’Adam Mokoka et Elie Okobo (16-4, 6e).

Le ton était donné et même si les débats s’équilibraient par la suite, l’impression que la France était, cette fois, parfaitement maîtresse de son sujet, demeurait prégnante. Il fallait simplement attendre que ses rotations et sa supériorité athlétique finissent d’écœurer des adversaires où seul le géant Gyorgy Goloman parvenait à exister. Les arrières, en revanche, ne pouvaient clairement pas contenir leurs vis-à-vis en pleine promenade dominicale. Sylvain Francisco se joignait au festival et seul un jour sans, de loin, aurait pu sauver les Magyars. A la pause, le 9/15 à trois-points s’avérait fatal, en plus d’un spectaculaire show aérien signé Petr Cornelie au deuxième quart-temps.

Le +20 à la pause était l’indicateur d’une soirée tranquille. Trop peut-être. Après que l’écart est monté à +25, les Bleus un peu trop faciles connaîtront un sérieux trou d’air en encaissant un 4-17 en quatre minutes à peine. Pas de quoi provoquer la panique, Frédéric Fauthoux continuant de piocher dans son banc pour accorder du temps de jeu à l’ensemble de ses troupes. Axel Bouteille et Yves Pons lui rendaient immédiatement cette confiance pour ne pas trembler. A cinq minutes du buzzer, la triplette EuroLeague Okobo-Francisco-Hoard revenaient malgré tout aux affaires.

Dominatrice, l’Équipe de France continuait de ravir les 5 800 spectateurs pour finalement flirter avec la barre symbolique des 100 points. La conclusion d'une semaine qui la ramène en tête de sa poule et un peu plus près de la Coupe du Monde 2027.