Héros de la rencontre face à l’Olympiakos mercredi soir (36 d’évaluation), Sylvain Francisco a rejoint l’Équipe de France après une nuit blanche. Et le meneur du Zalgiris Kaunas a été intronisé capitaine pour les deux rencontres de qualification à la Coupe du Monde face à la Hongrie. 

jeudi 26 février 2026 à 17:25 par Julien Guérineau

Dans la salle de repas des Bleus, Frédéric Fauthoux lève les yeux au ciel en voyant Tyler Dorsey manquer un tir à trois-points pour la gagne. Le Zalgiris et l’Olympiakos sont partis pour une deuxième prolongation à Kaunas. Et Sylvain Francisco, que le sélectionneur attend le lendemain à l’entraînement, en reprend pour cinq minutes supplémentaires. Logique tant le meneur français est en lévitation et finira par faire tomber Evan Fournier et les numéros deux de la saison régulière d’EuroLeague : 23 points et 7 passes décisives en 42 minutes pour le quatrième joueur de la compétition à l’évaluation et candidat crédible à l’équipe idéale continentale.

La soirée de Sylvain Francisco s’est conclue à plus d’une heure du matin, après un très long passage entre les mains des kinésithérapeutes lituaniens. Plus le temps de dormir dès lors, avec un transfert en voiture vers Vilnius, un vol pour Vienne avec escale à Varsovie et une dernière ligne droite vers Szombathely pour retrouver ses coéquipiers de l’Équipe de France, directement à la salle, devançant de quelques minutes le reste de la troupe. Il n’a, bien évidemment, été que spectateur de la séance après cette odyssée. "Je serai bien pour demain", a-t-il assuré dans un sourire. "Ça me fait toujours du bien de revenir et c’est un honneur. Zalgiris m’a demandé si je voulais y aller et je tiens à remercier les dirigeants d’avoir accepté."

Déjà investi de lourdes responsabilités l’été dernier à l’EuroBasket (9,8 pts en 21’), le Francilien va encore plus endosser un rôle de leader dans le cadre des fenêtres FIBA avec, en prime, le statut de capitaine. "C’est mon rôle au Zalgiris", estime-t-il. "Là c’est encore au-dessus parce que c’est l’Équipe de France. Mais montrer l’exemple pour ton pays il n’y a rien de mieux. Il faut juste que je me familiarise avec certains gars avec qui je n’ai jamais joué." Une familiarité à créer sans avoir pu s’entraîner mais les liens tissés cet été avec Frédéric Fauthoux et le talent pur de Francisco devraient largement suffire pour se fondre dans un collectif naissant : "Les systèmes n’ont pas beaucoup changé à part quelques détails. Même si je m’embrouille ça reste du basket et j’arriverai à camoufler."

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