L’Equipe de France a conclu les qualifications à l’EuroBasket 2022 sur une large défaite face à la Grande-Bretagne (73-94) qui ne l’empêche pas de terminer à la première place du groupe.

lundi 22 février 2021 à 18:50 par Par Julien Guérineau

Embarrassing. Shoking. Au choix. Reprenez d’urgence vos formations d’anglais, la perfide Albion ne se contente plus de maîtriser le ballon rond ou ovale, elle se met également au basket. Après 17 minutes de jeu, l’Equipe de France pointait à -23 face à la Grande-Bretagne. Surréaliste malgré l’absence d’enjeu de la dernière rencontre des qualifications de l’EuroBasket 2022. Les Bleus ont raté leur première mi-temps dans les grandes largeurs. Dépassés d’entrée par l’agressivité de leur adversaire, dominés sur les un-contre-un, pas dans les timings dans les aides défensives, ils ont irrémédiablement été décrochés et ont même coulé à pic suite au festival d’Ovie Soko. Auteur de 14 points à 5/6 aux tirs et 4/4 aux lancers-francs en 10 minutes seulement, l’intérieur du Mans a survolé les débats.

En encaissant 52 points en une seule mi-temps, la France avait oublié les principes défensifs qui font sa réussite depuis l’échec de l’EuroBasket 2017. On pouvait dès lors s’imaginer qu’au retour des vestiaires, la nature des débats serait radicalement modifiée. Elle l’a été avec des échanges musclés, traduisant la volonté des troupes de Vincent Collet de durcir le ton mais également sa frustration de ne pouvoir ralentir une machine britannique trop vite mise en confiance et qui, après un court moment de flottement, recommençait à enfiler les paniers comme des perles. Et de l’autre côté du terrain, elle restait fidèle à son choix de fermer la raquette.

Revenus un instant à -12 (42-54) puis à -11 (62-73) les Bleus peinaient à contrôler Luke Nelson. Le meneur de Göttingen avait la réponse à toutes les tentatives de rapproché de la France. Héros de la rencontre face à l’Allemagne avec un panier au buzzer synonyme de qualification pour son pays, il multipliait les bonnes inspirations pour systématiquement relâcher la pression sur son équipe. Myles Hesson, le costaud de Chalon prenait ensuite le relais, alternant tirs de loin et jeu dos au panier.

Contrairement au match de vendredi, il n’y aura pas cette fois d’incroyable remontada. "On a cru que ce serait facile après les avoir battus de 23 à Pau. Mais ça ne marche pas comme ça. Nous n'avons pas mis l'intensité habituelle et on le saura pour la prochaine fois", a regretté Andrew Albicy à la sortie du match. "On s'est fait marcher dessus", pestait de son côté Mathias Lessort. Vincent Collet, de son côté, ne cachait pas sa déception malgré l'absence de conséquence de cette ultime défaite."Le basket progresse partout et quand on ne vient pas avec la bonne attitude, nous n'avons pas de marge... Je suis déçu parce que ce n'est pas le visage que l'on veut montrer."

L’Equipe de France est passée à côté de sa rencontre mais elle a assuré l’essentiel avec le billet pour l’EuroBasket. Sa perspective se nomme désormais Tokyo.