"Y aller avec un état d'esprit commando"

Présent lors des trois jours de préparation de l'Equipe de France pour les matches contre la Bosnie et la Russie, Alain Koffi a répondu à nos questions concernant les Bleus et son avenir à Gravelines-Dunkerque.
06/28/2018 - 14:00 par Gabin Vallet

Vous avez participé à la dernière fenêtre de qualification pour la Coupe du Monde et le groupe a depuis énormément évolué avec le retour des joueurs d’Euroleague et de NBA. Que ressentez-vous d’être encore dans ce groupe aujourd’hui ?

C’est une grande fierté bien évidemment. Comme j’ai pu le dire durant les fenêtres précédentes, je savais très bien que j’étais là pour pallier l’absence de certains joueurs qui étaient en Euroleague et en NBA. Aujourd’hui le fait d’être appelé sur cette fenêtre où tout le monde est disponible, cela veut dire que, quelque part, ce que j’ai fait a aidé l’équipe et qu’on l’a reconnu, cela représente une vraie fierté.

Justement, à la vue de tous les changements survenus dans le groupe, est ce que vous avez pu observer des changements dans la préparation, a– t– elle été abordée différemment ?
On fonctionne à peu près de la même manière avec les mêmes systèmes qu’on a pu voir lors de la dernière préparation. Après il est vrai que Vincent (Collet) a rajouté quelques systèmes spécifiques aux joueurs présents comme pour Nico (Batum) ou encore Nando (De Colo) pour s’appuyer sur leurs points forts. On va maintenant essayer d’aller chercher des victoires qui vont être compliquées avec deux gros matches à l’extérieur.

Vous dites qu’il s’agit de deux matches compliqués en perspectives, avec un 4/4 dans cette première phase, dans quel état d’esprit le groupe aborde ces deux dernières rencontres ?
Justement, on ne les prend pas à la légère, on sait très bien qu’on a battu les Russes de seulement deux points après prolongation et à domicile donc ça va être compliqué. Le match face aux Bosniens était différent mais il s’agit d’un gros déplacement chez eux, dans une petite ville et dans une salle qui sera pleine avec l’ambiance qui va avec. De leur côté, ils ont tout à gagner, on sait qu’il va s’agir d’un vrai combat là–bas donc on se prépare psychologiquement à ne rien lâcher et à y aller avec un état d’esprit commando.

Concernant les deux équipes qui vous seront opposées, la Russie et la Bosnie, avec toutes les incertitudes qui planent, est–ce que vous avez un peu plus d’informations sur les joueurs qui seront présents face à vous dans quelques jours ?
Pour l’instant on ne s’est pas trop préoccupés des joueurs présents ou absents face à nous. On se concentre vraiment sur nous, sur ce qu’on a à faire. Maintenant peu importe les joueurs qui nous seront opposés, je pense que la qualité sera au rendez–vous. D’un certain point de vue, c’est un peu comme pour nous, sur les premières fenêtres, il y avait beaucoup de joueurs qu’eux ne pouvaient pas connaître et malgré ça on a eu de bons résultats. Il s’agit de la même chose pour eux, ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas certains joueurs qu’ils ne sont pas de qualité.

Pour finir, vous venez de signer à Gravelines–Dunkerque, un petit mot sur la saison prochaine et vos ambitions personnelles ?
Gravelines cette année, ça a été une saison un peu difficile sans playoffs en fin de saison. En réaction à cela, le coach a su trouver les mots pour me convaincre. Pour un club comme Gravelines qui a l’habitude de jouer les têtes d’affiche, la saison dernière a été une erreur de parcours. Pour corriger ça, le coach avait dans l’optique de faire une raquette solide, c’est la raison pour laquelle il m’a contacté. Le projet m’a plutôt plu, je suis plutôt confiant et excité de relever ce nouveau challenge.


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