"La Bosnie, ça va être un piège"

A l'occasion des trois jours de préparation de l'Equipe de France avant de s'envoler vers la Bosnie, Paul Lacombe, récent finaliste des Playoffs de Jeep Elite, a répondu à nos questions.
06/27/2018 - 15:43 par Fantine Tessereau

Est-ce plus facile de se remettre de la défaite avec Monaco lors des Playoffs avec cette préparation en Équipe De France ?

C’est marrant mais la défaite ne m’atteint pas plus que ça. C’est comme si ça m’avait rendu plus fort, j’ai vraiment ce sentiment. Ce n’est pas la déception qui prime, même si c’est dommage d’avoir perdu parce que ça fait longtemps que j’essaie d’atteindre cet objectif. Mais je ne suis ici qu’avec de l’énergie positive et avec un très bon état d’esprit.

Vous êtes l’un des rescapés de la première fenêtre de qualification. Est-ce la fierté qui prime d’avoir été conservé avec le retour des joueurs d’Euroleague et de NBA ?

Bien sûr il y a de la fierté de pouvoir partager du temps de jeu avec tous ces joueurs. C’est un peu inespéré parce que je reviens de loin. Voir mon nom parmi tous ces joueurs qui évoluent dans des clubs NBA ou les dans meilleures équipes d’Europe, bien sûr que c’est une surprise, malgré ce que j’ai pu montrer lors des fenêtres.

Vous allez affronter deux équipes dont il faut se méfier. Savez-vous à quelles compositions il faut s’attendre, par exemple contre la Bosnie ayant un effectif incertain ?

La Bosnie ça va être un piège. Je connais bien parce que j’ai joué avec un Bosnien cette année (Elmedin Kikanovic). Il m’a certifié qu’il n’y allait avoir personne que l’on connaissait. C’est donc un piège : aller jouer contre des gars que l’on ne connaît pas qui vont sûrement être morts de faim. Il ne va pas falloir y aller en dilettante. Si on y va avec de vraies intentions, on se rendra les choses faciles et ils ne pourront pas rivaliser avec l’effectif que l’on a. Les Russes vont être bien armés, ça va être un match engagé et ce n’est pas plus mal de le jouer en deuxième, pour permettre à ceux qui n’ont pas joué depuis longtemps de se remettre en jambes.

Quand on est à 4/4 en qualification, comment est-ce que l’on aborde mentalement le fait d’aller faire deux matches à l’extérieur ?

Plus sereinement, mais pas trop confiants non plus. C’est un nouveau groupe, ils n’étaient pas avec nous pendant les premières fenêtres donc c’est une nouvelle approche. Mais on se sent plus serein quand on a de tels joueurs à nos côtés, parce que même si un nom n’a jamais fait un match, on a plus d’assurance et on sait ce dont on est capable. Il n’y aura pas cette pression de se dire qu’il faut absolument gagner pour se qualifier et ce n’est pas plus mal.

La préparation est assez intense et brève car vous n’avez passé que trois jours ensemble. Quel axe de travail le staff a-t-il privilégié ?

C’était plutôt une reprise de rythme pour certains, en travaillant aussi un peu sur les aspects tactiques. Ce qui est bien, c’est que tout le monde connait les systèmes et la philosophie du coach parce que tout le monde a été dans le groupe, que ce soit lors de l’Euro l’été dernier ou lors des fenêtres de qualification.  Le plus important c’est de retrouver le rythme et de pouvoir se remémorer les formes de jeu et les systèmes.


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